Fally Ipupa

“Tokooos I et II”: Fally Ipupa parle de ses collaborations avec Booba, Dadju, Damso, Aya Nakamura, Ninho et M. Pokora

Fally Ipupa
Par Raphael KWAZI

jeu 24/12/2020 - 19:27

Sep jours après la sortie officielle de son sixième album solo “Tokooos II”, Fally Ipupa est revenu sur ses différentes collaborations enregistrées dans ses albums ‘’Tokooos I’’ et ‘’Tokooos II'' avec Booba, Matt Pokora, Ninho, Aya Nakamura, Dadju et Damso. La star congolaise s’est félicitée du travail abattu par toute son équipe sur ces deux projets. Il l’a dit au cours d’une émission diffusée sur la chaîne YouTube de Melty. Lemag a épinglé chaque réaction a propos de ses collaborations avec tous ces artistes cités ci-haut que voici :

Fally sur Matt Pokora (Juste une fois)

« C’est une collaboration très particulière, elle va surprendre et beaucoup apprécieront. Je respecte beaucoup Matt, c’est un artiste qui réussit depuis longtemps et ça ce n’est pas facile. On avait un son très ouvert avec Seysey et Dany Synthé, on cherchait celui qui pouvait correspondre. Ils m’ont proposé Matt et ce dernier a tout de suite répondu présent et s’est prêté au jeu. Ce que j’ai apprécié, c’est qu’il s’est donné une volonté, il a voulu quand même chanter un peu en Lingala. Moi j’avais déjà posé en Lingala et il m’a dit: “Non, je voudrais bien refaire la même chose en Lingala”. Alors là, Matt Pokora a chanté exactement ce que moi j’ai dit en Lingala avec son accent. Tout le monde avait aimé et je lui ai tout de suite dit que c’est officiel qu’il aura au moins 50 congolaises qui vont tomber amoureuses de lui », relate Fally à propos de cette collaboration. 

“Dadju c’est vraiment spécial” (Un coup)

« Avec Dadju c’est vraiment spécial parce qu’il est un artiste dont je suis tombé fan avant qu’il ne devienne célèbre. Je le connaissais sans le connaître comme toute la communauté congolaise. Il était dès l’enfance dédicacé dans la musique congolaise par le biais de sa célèbre maman : “Dalida maman na Dadju” ce qui veut dire en Lingala Dalida la maman de Dadju. Dadju étant bébé, il était déjà star parce que son papa, c’est un très très grand artiste congolais que tout le monde connaît Djuna Djanana, que j’appelle affectivement “Mon vieux”, donc Dadju c’est vraiment spécial. Un jour j’étais en train de préparer “Tokooos I”, j’arrive au studio et il y avait Dadju, et dès qu’il a ouvert sa bouche pour chanter j’avais vu en lui un grand talent », explique Dicap La Merveille.  

“Ninho est très talentueux” (Likolo)

« un de mes petits connaît bien Ninho. Il est venu me voir et m’a dit: ” J’ai un rappeur qui aimerait bien faire une collaboration avec toi, il s’appelle Ninho”. Pour dire la vérité, je ne connaissais pas vraiment ce qu’il faisait donc j’ai demandé à mon manager s’il le connaissait. Il m’a dit qu’il cartonne en France et en plus c’est un congolais alors j’ai accepté. Vous remarquerez que je ne suis pas trop compliqué, je me suis même déplacé pour aller enregistrer, il n’était pas là, il était en tournée. La chanson a eu beaucoup de succès, les gens ont beaucoup aimé et je me suis dit donc pourquoi pas refaire la même chose sur mon album. J’ai croisé son papa à Kinshasa, il est venu se présenter à moi et j’ai compris par après que son papa fut un ancien artiste, il chantait avec Franco. Je pense que Ninho, il a l’oreille tendue vers la musique congolaise parce que quand t’écoutes ses refrains, ses couplets, c’est le mélange de la musique congolaise et la musique urbaine. Son papa était un chanteur, il chantait de la rumba donc il a hérité de ses belles mélodies. Et je pense qu’il doit avoir un petit peu de pression familiale et c’est normal parce que c’est bien de marcher ici en France, c’est très bien, mais c’est encore mieux d'être reconnu chez soi, car la base ne te lâchera jamais. On est un peuple qui soutient quand même les artistes et la culture. “, explique le mari de Nana Ketchup Bafana. 

“Aya Nakamura chante bizarrement bien” (Bad Boy) 

« Comme Matt Pokora, j’ai aussi collaboré avec Aya en 2017 dans “Bad boy”. J’avais un son que j’avais enregistré et il nous fallait impérativement une voix féminine. Ils avaient proposé une autre fille avant et bon ce n’était pas vraiment ça. Ensuite ils proposaient Aya Nakamura. À l’époque, ce n'était pas Aya d’aujourd’hui, mais quand j’ai écouté la voix, techniquement j’ai trouvé, comme je lui dis souvent, qu’elle chante bizarrement bien. Y’a ce côté un peu mondain et j’ai dit: “Mais non, c’est qui cette fille?” Et ils m’ont dit : “C’est une franco-malienne et c’est une tueuse” et je l’ai directement validée. Et puis voilà, j’avais raison, le son quand il est sorti, gros succès. Les gens vont peut-être se focaliser sur le côté: "Queen Aya” le côté paillette mais il faut écouter d’abord. Moi ça me touche plus quand je regarde un artiste chanter en live, c’est là que tu comprends. Aya si tu lui donnes le micro, mais elle te donne de frissons, elle est une très bonne chanteuse. Tu peux juste prendre la guitare, tu grattes et elle chantera, elle te donnera les frissons. Elle mérite son succès en tout car elle fait quelque chose d’original », a avancé le natif de Kinshasa. 

“Damso est un très bon rappeur” (Fais ça bien)

« J’ai connu Damso, je crois lorsqu’il était venu pour le Bercy de Booba et juste après le concert on s’est rapidement rencontrés, on s’est recroisés une fois en Belgique. J’ai recroisé une fois son papa à Kinshasa et puis un jour il me propose de faire un titre ensemble. Je suis arrivé, j’ai demandé la guitare, on n’avait même pas de direction à suivre, ça veut dire qu’on n’avait pas vraiment une idée précise donc on s’est dit qu’on allait essayer. Une fois qu’on avait trouvé le beat et la guitare, j’ai commencé à faire des yaourts et lui a commencé à écrire et on a plié ça en moins d’une heure. Je préfère quand il rappe. Quand j’étais avec lui au studio, j’ai vu comment il posait rapidité-écriture, je me suis dit : "Wouah"; j’étais surpris en tout cas, c’est un très bon artiste. Entre ce qu’il sort de sa bouche et le personnage, c’est vraiment bien. C’est quelqu’un de très posé, calme. Parfois je le taquinais même, je lui disais que moi je reste quand même romantique. Moi je pleure, vous, vous n’aimez pas trop pleurer, vous êtes des machos. Moi j’adore la femme. Non c'était bien fait, ça s’est bien passé. C’est un artiste congolais qui fait l’honneur de la Belgique. Un peu de Lingala dans les albums, ça me fait plaisir, parce que moi je défends, je fighte pour le Lingala. Moi je suis un lingalaphone. La plus belle langue du monde, juste avant l’anglais. C’est la langue la plus romantique, la plus douce, c’est beau à parler et à écouter », relève-t-il.

“Booba, est très fort” (Kiname)

“On a mélangé les deux mondes, le monde de chez nous en Afrique, Kinshasa et puis Paris. Booba, il est très fort, moi je ne suis pas mal non plus donc il fallait créer un pont et c’est un titre qui a beaucoup marché et ce fut une forte et bonne collaboration. Les gens étaient surpris, ils ne s'attendaient pas à un son comme ça. Je savais que ça allait marcher, c’est pour ça que je me suis dit moi-même que je dois avoir le numéro direct du bon Dieu, j’ai trop la foi en moi. Je pense que j’ai confiance en moi, à un tel point que quand je lance un truc, je ne me pose pas de questions. Le son avec Booba, c’était pareil. Et attaquer avec Booba stratégiquement, c’était bien aussi”, conclut le patron des Warriors.

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